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Partielle dans Saint-Henri-Sainte-Anne: les libéraux s’en prennent à Québec solidaire

Les libéraux n’ont pas encore de candidat pour la partielle dans Saint-Henri-Sainte-Anne, mais ils se targuent qu’ils choisiront une personne qui s’est opposée à la réforme de la Charte de la langue française.

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Interrogé sur les qualités que devra avoir leur candidat pour l’élection partielle dans la circonscription laissée vacante par le départ de Dominique Anglade, le chef intérimaire du PLQ, Marc Tanguay, a souligné qu’il cherche une «candidature qui n’aurait pas voté pour le projet de loi 96», avant de passer à l’offensive.

«Québec solidaire a parfois un double discours sur la défense des droits et libertés. Alors nous aurons l’occasion de faire ce débat-là», a-t-il dit mardi, à son entrée au caucus présessionnel des libéraux, dans un hôtel à Lac-Beauport.

GABRIEL CÔTÉ/AGENCE QMI

Les solidaires ont les yeux rivés sur Saint-Henri-Sainte-Anne depuis la démission de Mme Anglade l’automne dernier. Le 10 janvier dernier, ils ont officialisé la candidature de l’avocat Guillaume Cliche-Rivard, qui a terminé deuxième le 3 octobre dernier, un peu moins de 3000 votes derrière l’ex-cheffe libérale.

Marc Tanguay insiste que son parti ne prend pas Saint-Henri-Sainte-Anne pour acquis, bien que les libéraux détiennent ce comté depuis sa création en 1994.

Les libéraux maintiennent qu’ils en sont à analyser «plusieurs candidatures». De l’avis de Marc Tanguay, son parti n’accuse pas de retard sur les solidaires dans la course, même s’il n’a pas encore de candidat.

«Je ne pense pas qu’on peut être en retard quand Dominique Anglade a été députée de St-Henri-Ste-Anne depuis 2015. Dominique a représenté de façon extraordinaire, de façon remarquable, de façon très rassembleuse, tous les citoyens de St-Henri-Ste-Anne. Ça je pense que ce n’est pas être en retard d’avoir ce bilan là à présenter à la population», a-t-il dit.

Le choix de la personne qui portera la bannière des libéraux sera fait par «les instances du parti», a également indiqué M. Tanguay.

Clause dérogatoire

Le chef intérimaire du PLQ a également écorché François Legault à propos de son utilisation de la clause dérogatoire, notamment dans la loi 21 et dans la loi 96, utilisation qu’il juge «excessive et déraisonnable». Selon lui, le gouvernement de la CAQ «annule les droits et libertés des Québécois» en se prévalant de cette clause de façon préventive dans des lois qui touchent des enjeux particulièrement sensibles, comme la langue et la laïcité.

«C’est sans précédent le faire de façon préventive pour tous les articles, avant même qu’il y ait eu un débat. Savez-vous, quand on parle de débat juridique. Peut-être que votre mesure tient la route (...), mais si le débat n’a pas lieu (...), c’est un déséquilibre, et moi je ne veux pas vivre dans un Québec sans charte québécoise», a-t-il fait valoir.

GABRIEL CÔTÉ/AGENCE QMI

Marc Tanguay se défend toutefois de tenir la même position que Justin Trudeau. Il assure qu’il n’est pas contre l’utilisation de la clause dérogatoire, mais seulement que cela «doit se faire de façon ciblée et de façon raisonnable».

Pour expliciter son point de vue, le chef intérimaire du PLQ se réclame de l’héritage de Robert Bourassa qui a utilisé cette clause de «façon pointue» dans le dossier de la langue d’affichage, sans «passer la gratte sur les droits et libertés de tout le monde»

«Cingt ans après (...), pas un gouvernement péquiste n’a remis la prépondérance du français en question. C’est un équilibre», a-t-il illustré.

Roxham

Appelé à réagir à la sortie de la ministre Fréchette, qui disait espérer que la visite de Joe Biden se soldera par une renégociation de l’entente sur les tiers pays sûrs, qui permet les passages irréguliers de migrants par le chemin Roxham, Marc Tanguay a exprimé qu’il demande lui aussi au gouvernement fédéral de revoir cet accord.

«Ça ne peut pas continuer comme ça. Vous ne pouvez pas avoir autant de personnes qui arrivent par le chemin Roxham», a-t-il lancé.

Néanmoins, le chef libéral ne croit pas qu’il soit nécessaire d’attendre Joe Biden pour régler la situation, et il appelle le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois à accélérer le traitement des demandes des personnes qui veulent venir s’établir ici.

Enfin, Marc Tanguay ne pense pas que la fermeture pure et simple du chemin Roxham soit une solution viable. «Ils passeraient ailleurs», a-t-il soufflé.

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