/news/society

Une équipe mobile pour aider les patients atteints de troubles mentaux

La mort de Christine Caron, la jeune femme e 25 ans de la Montérégie qui s'est enlevé la vie, n’aura pas été en vain. Dans l’est de Montréal, un programme a été mis sur pied pour éviter que des personnes avec des idées suicidaires se rendent aux urgences et puissent obtenir un service adapté à leurs besoins. 

• À lire aussi: Une youtubeuse qui souffre d’un trouble de l’identité veut demander l’aide médicale à mourir

• À lire aussi: Elle s’enlève la vie à 25 ans : «J’espère vraiment que ma mort aidera à changer les choses»

L’équipe mobile Résolution, formée d’une vingtaine de travailleurs, se rend à domicile pour rencontrer des gens aux pris avec des problèmes de santé mentale. 

«On peut rencontrer entre huit à dix patients par semaine», explique Manon Levasseur, éducatrice spécialisée au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. «Nos rencontres s’étalent sur environs 8 à 10 semaines, on y va selon la situation.»

L’équipe d’intervention spécialisée possède un centre d’appel où les patients peuvent les contacter 24 heures sur 24. 

«On répond rapidement, si les gens appellent le soir pour avoir une rencontre, le lendemain l’équipe mobile Résolution peut se rendre sur place», explique l’éducatrice spécialisée. «On commence un suivi avec les gens, on installe un plan de sécurité si les personnes ont des idées suicidaires, donc on réagit rapidement.» 

Une dame, qui souhaite garder l’anonymat, s’est rendue dans presque tous les hôpitaux de la ville de Montréal pour tenter d’obtenir du soutien psychologique, mais personne n’a répondu à son appel à l’aide. 

«Je souffrais beaucoup, j’avais beaucoup de symptômes, beaucoup de médicaments et ensuite une période difficile de sevrage», explique-t-elle. «Personne n’a voulu m’aider, donc je me suis retrouvée seule et j’ai fait une tentative de suicide.» 

C’est seulement lors de son hospitalisation, suite à sa tentative de suicide, que la dame a rencontré une éducatrice spécialisée de l’équipe mobile Résolution. 

«Lorsque Manon est venue pour la première fois, j’étais super contente, car je ne me sentais plus seule», dit-elle. «Elle vient une fois par semaine, mais si j’ai besoin de quelque chose entre temps, j’appelle et je me sens moins seule.» 

Ce programme de soutien existe depuis 2016, mais sera implanté dans six autres régions du Québec, dont l’Outaouais, et le Centre-du-Québec.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.