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Itinérance : Marchand et l'UMQ commandent une étude sur les coûts pour les municipalités

Le comité sur l’itinérance, présidé par le maire de Québec Bruno Marchand à l’Union des municipalités du Québec (UMQ), commandera une étude pour documenter les coûts assumés par les villes en lien avec ce phénomène. 

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Créé en décembre dernier, ce nouveau comité municipal – formé d’une douzaine d’élus – a officiellement entamé ses travaux cette semaine. 

Dans un communiqué diffusé au lendemain de la première réunion du comité, ce mardi, on apprend qu’une étude sera réalisée au cours des prochains mois afin d’obtenir un portrait plus précis des coûts engendrés pour les municipalités.  

L’attaché de presse de l’UMQ confirme qu’il s’agit d’un des premiers gestes posés par le comité. Les coûts des services de police, de l’hébergement d’urgence, de l’embauche de ressources dédiées et les subventions aux organismes communautaires, par exemple, devraient être scrutés à la loupe. 

L’étude, espère-t-on, sera prête à temps pour le sommet municipal sur l’itinérance, prévu cet automne.  

  • Écoutez l'entrevue avec Daniel Côté à l’émission de Benoit Dutrizac via QUB radio : 

Investir l’argent au bon endroit

En 2017, une étude réalisée par l’économiste de la santé Eric Latimer, à l’Université McGill, estimait que le coût annuel des services sociaux, de santé et de services juridiques offerts aux personnes itinérantes souffrant d’une maladie mentale, à Montréal, s’élevaient à plus de 56 000 $ en moyenne par personne.  

Or, cette somme englobait aussi les coûts assumés par l’État et incluait les soins de santé. Le chercheur, qui s’était alors penché sur 5 villes canadiennes, évoquait cependant de grandes disparités dans la façon dont les sommes étaient allouées d’une ville à l’autre et disait croire qu’il y aurait peut-être lieu « d’affecter les fonds disponibles d’une manière plus judicieuse ». 

Un « exemple dans le monde » ?

Les maires impliqués ont à cœur de faire en sorte que le Québec devienne « un exemple dans le monde » en matière de lutte contre l’itinérance. Ardent promoteur du concept d’itinérance zéro, le maire de Québec a été sous le feu des critiques depuis son élection en raison de la situation qui prévaut toujours dans la capitale.  

« Si les origines de la situation actuelle sont multiples, le constat, lui, est sans équivoque : de plus en plus de personnes vivent dans la rue, sans aucun autre recours », reconnaît-il.  

Même si les municipalités « en font déjà beaucoup », il refuse de baisser les bras et réaffirme que l’itinérance ne doit pas être vue comme une fatalité. La solution ne viendra toutefois pas seulement des villes.  

Pas de « pansement temporaire »

« Au lieu de mettre un pansement temporaire, on doit se mettre en mode solution avec les gouvernements et tous les acteurs concernés, et s’inspirer des meilleures pratiques pour mieux prévenir et réduire l’itinérance. Cette première réunion du comité a été fort productive et je suis impatient de poursuivre les réflexions avec mes collègues de l’UMQ au cours des semaines à venir », a-t-il déclaré mardi.  

Le comité de l’Union se penchera notamment « sur la manière de repenser, par le recours aux meilleures pratiques ou politiques, le cadre actuel pour faire autrement, tout en respectant les réalités et caractéristiques de chaque milieu », précise-t-on dans le communiqué. 

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