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«Grande amélioration de la qualité» au centre de tri de Lachine

Quelques mois après avoir vécu des problèmes majeurs de recyclage, Montréal est parvenue à améliorer la performance de son centre de tri de Lachine, mais continue d’être encore loin des standards nord-américains.

«Quand la transition avec Ricova a été faite, on était avec des taux de contamination qui étaient de plus de 30 %. On a divisé par trois en quelques mois finalement», a souligné Arnaud Budk, directeur de la gestion des matières résiduelles de la Ville.

Ce taux reste cependant bien supérieur aux normes sur la contamination qui sont fixées à 3 % en Amérique du Nord.«En bas de 10 %, les clients sont capables de l’accepter. Dans un monde idéal, il faudrait des contaminants autour de 5 % ou en bas, puis on est en voie de l’atteindre», a relativisé M. Daigle.

Ricova flouait la Ville

Rappelons qu’en plus de sa piètre performance pour le tri du recyclage, le géant des déchets Ricova a aussi été visé par une enquête du Bureau de l’inspectrice générale (BIG) de la Ville de Montréal en 2022.Selon le BIG, Ricova n’a pas partagé tous les revenus de la vente des matières recyclables avec la Ville comme elle devait le faire et aurait floué Montréal pour plus d’un million de dollars.

L’inspectrice a demandé à la Ville de résilier les deux contrats de tri de Ricova, mais pour l’heure, seulement celui de Lachine a été rompu, à la faveur de VIA.

Encore des réparations à venir

À son arrivée, la Société VIA a dû se concentrer sur la formation des trieurs. Mais elle a aussi dû réparer de nombreux équipements, qui ne sont pourtant vieux que de quelques années.

«On a fait beaucoup de réparations depuis qu’on est arrivés», a reconnu M. Daigle.

Le travail n’est toutefois pas fini puisque la machine pour trier le verre, qui a pris plusieurs années avant d’être finalement installé, est encore en panne. Elle devrait reprendre du service sous peu une fois que les pièces commandées seront arrivées.

Le centre doit continuer de s’adapter à la hausse du nombre de matières à recycler en raison de la pandémie. Par exemple, le bond des commandes en ligne a augmenté la quantité de cartons à traiter.

«Un centre de tri, ce n’est jamais parfait, ça dépend de la matière entrante. Il a été bien conçu pour la matière entrante de 2017, aujourd’hui il nécessite des ajustements», a avancé M. Daigle.

Dès 2025, Éco Entreprises Québec viendra mettre son grain de sel dans cette machine encore à roder. L’organisme aura la gestion des centres de tri de la province au nom des producteurs d’emballage.

«Il va y avoir des investissements à faire en fonction de ça. Il y a aussi la modernisation de la consigne qui va venir modifier la composition de ce qu’on reçoit dans le bac», a rappelé le PDG.

Un nouveau règlement entrera aussi en vigueur à la Ville à partir du 28 mars. Les articles en plastique à usage unique seront ainsi bannis de la métropole.

«Les Montréalais peuvent être rassurés quand ils posent le geste nécessaire de recycler, et on est sûr que la situation va continuer de s’améliorer», a déclaré Marikym Gaudreault, attachée de presse du comité exécutif.

Taux de contamination des ballots de papier:

•Septembre (opérateur Ricova) : 29,2 % de contamination

•Octobre (opérateur Ricova): 36,4 % de contamination

•Octobre (opérateur VIA): 9,9 % de contamination

•Novembre (opérateur VIA): 12,9 % de contamination

•Décembre (opérateur VIA): 9 % de contamination

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