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Joël Lightbound songe à la chefferie du PLQ

S’il a «assez de bonnes idées à défendre», Joël Lightbound se porterait candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ). 

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Le député fédéral du Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription Louis-Hébert a confirmé la véracité des rumeurs qui le lient au PLQ à l’émission «Le monde à l’envers», diffusée à TVA, vendredi dernier.

«La rumeur n’est pas fausse, mais je n’ai pas eu de révélation comme saint Paul sur le chemin de Damas» , a dit Joël Lightbound.

«Ça demande une bonne réflexion, a-t-il poursuivi. Aller en politique pour être quelqu’un, ça ne vaut rien. Il faut y aller pour faire quelque chose.»

Néanmoins, le principal intéressé a déjà quelques idées pour la politique québécoise.

«Si je devais proposer une plateforme pour le PLQ, ce serait un mix entre le Parti conservateur du Québec et Québec solidaire, a indiqué Joël Lightbound. C’est-à-dire, beaucoup d’audace, mais peu de dogmatisme.»

«Il y a des réformes qui s’imposent dans notre système de santé et il faut revoir notre façon de faire les choses, a-t-il ajouté. Je crois qu’il y a de bonnes propositions qui viennent d’avoir un système beaucoup plus décentralisé et d’amener plus de compétition et d’innovation avec le privé, mais avoir un assureur unique.»

«Mon silence devenait complice»

L’an dernier, le député avait suscité de vives réactions, lorsqu’il a critiqué la gestion de la crise sanitaire par son gouvernement dirigé par Justin Trudeau. Celui qui célébrera son 35e anniversaire de naissance le 8 février ne regrette pas sa décision de s’être levé pour dénoncer le climat hostile qui régnait.

«Mon silence devenait complice, a-t-il expliqué en entrevue. Il fallait que je prenne la parole, pas seulement vis-à-vis M. Trudeau, qui je pense, a contribué à ce climat-là, mais à plusieurs autres qui, j’espère, se sont reconnus.»

À ses yeux, les manifestants à Ottawa, l’an dernier, ne méritaient pas d’être stigmatisés.

«Il y avait des gens de toutes les origines et de tous les horizons, a rappelé Joël Lightbound. Le problème, c’est que lorsque tu traites quelqu’un de raciste et qu’il ne l’est pas, tu le pousses vers le camp des racistes, qui vont l’accepter. Pour moi, les étiquettes, j’en fais des crises d’urticaires. Je ne suis plus capable.»

Le député a assuré qu’il est en bons termes avec Justin Trudeau, mais que sa priorité n’était pas de monter les échelons du PLC.

«Je suis très à l’aise avec mon rôle de député et avec la souveraineté que je me permets d’avoir, a-t-il précisé. [...] Je ne cherche pas de promotion. J’en ai eu une: on m’a mis dans le fin fond de la Chambre [des communes] près d’Elizabeth May. C’est une grande dame, je l’aime beaucoup.»

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