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La Ville de Sept-Îles refuse de signer des ententes soumises Québec pour protéger ses berges

La Ville de Sept-Îles refuse de signer les ententes que lui a récemment soumis le ministère de la Sécurité publique du Québec pour protéger ses berges.

Devant un manque d’information, les élus renoncent à des dizaines de millions de dollars de financement pour réaliser des travaux. Ils demandent du temps et des précisions au gouvernement.

Des dizaines de terrains et résidences de Sept-Îles réparti dans quatre secteurs sont concernés par les trois projets d’entente à propos desquels le ministère de la Sécurité publique et la Ville ne s’entendent pas.

Les risques d’érosion ou de submersion dans ces zones y sont élevés et des travaux de protection des berges devront être réalisés. Le déplacement de résidences est aussi une solution envisagée.

Selon la Ville de Sept-Îles, le ministère de la Sécurité publique souhaiterait lui transférer l’entière responsabilité de ces travaux, ce que les élus refusent catégoriquement dans les conditions actuelles.

Après avoir obtenu un avis juridique, le maire Steeve Beaupré juge que le risque financier est trop grand pour la Ville devant plusieurs incertitudes.

«Il ne faut pas mettre la charrue en avant des bœufs. Il faut prendre le temps de faire les choses correctement. Quels seront les impacts à long terme? S’il devait y avoir une tempête après avoir réalisé les travaux, qui devra assumer les coûts? Et quelle sera l’évaluation réelle des coûts? On parle de 50 millions $. Il n’y a aucune estimation actuellement. Ni nous, ni le ministère de la Sécurité publique est capable d’affirmer avec certitude les coûts finaux pour ces ouvrages-là. Et qu'adviendra-t-il par la suite de l'entretien?»

Les élus croient qu’avant de signer de telles ententes, le ministère devra déléguer à la Ville de Sept-Îles des pouvoirs comme celui d’intervenir sur des terrains qui ne lui appartiennent pas. Le maire Steeve Beaupré dit vouloir poursuivre les discussions avec le ministère pour en venir à des ententes, d’autant plus que sur des travaux de 50 millions $, la très grande majorité, 42,5 millions $, serait assumée par le ministère de la Sécurité publique. Bien que la tempête du 24 décembre dernier ait rappelé une certaine urgence d’agir, le maire estime pertinent de rejeter les projets d’ententes qui sont actuellement sur la table.

Il assure par ailleurs que les liens de communication entre la Ville et le ministère sont toujours ouverts.

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