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Menaces à l’école: un élève du secondaire fait face à la justice

Un élève du secondaire a été arrêté mercredi dernier pour avoir proféré des menaces à l’endroit du personnel et des élèves d’un établissement scolaire de Rimouski.

Il a comparu jeudi dernier par visioconférence et il fait maintenant face à un chef d’accusation de menaces de causer la mort ou des lésions corporelles à l’endroit de tous les occupants de l’École secondaire Paul-Hubert, où il étudie.

Les menaces se seraient échelonnées sur une période d'un peu plus de trois mois, soit du 1er décembre au 15 mars.

Capture d'écran TVA Nouvelles

Depuis sa comparution, l’adolescent est détenu en centre jeunesse «étant donné la gravité des accusations», a expliqué Me Florence Charlebois-Villeneuve, procureure aux poursuites criminelles et pénales.

«Un autre critère qui est à considérer, c’est la protection et la sécurité du public, ce qui comprend les témoins et les victimes», a-t-elle ajouté afin de justifier la détention de l’accusé.

Une évaluation psychiatrique demandée

Mardi après-midi, les procureurs de la Couronne et de la défense ont demandé que l'adolescent subisse une expertise psychiatrique multidisciplinaire, réalisée par l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, dans le but d'évaluer la dangerosité et le risque de récidive.

«C'est important de comprendre ce qui se passe à l'intérieur de ce jeune-là. [...] Des menaces dans un cadre scolaire, c'est très inquiétant. [...] Les circonstances du dossier font qu'on a beaucoup d'inquiétudes que ce soit au niveau de sa santé mentale ou du risque de récidive. De par le chef, ce n'est pas un geste qui est isolé, on parle d'une période de plus ou moins trois mois, alors c'est quelque chose qui a perduré dans le temps. C'est important d'aller investiguer, de comprendre un peu plus», a expliqué Me Florence Charlebois-Villeneuve.

L'adolescent est inconnu des services judiciaires et policiers.

«C'est important d'aller chercher une évaluation [pour comprendre] pourquoi un jeune sans histoire, qui a un parcours «normal», va en venir à poser un geste comme celui-là. [...] On espère avoir des réponses, avant de procéder à l'enquête sur remise en liberté, ou prendre n'importe quelle autre décision», a-t-elle ajouté.

Le jeune demeurera détenu jusqu'à sa prochaine comparution, le 14 avril prochain.

Il est soumis à un interdit de contact avec neuf personnes pour la suite des procédures.

Une perquisition a été menée au domicile du jeune homme.

«On continue l'analyse et s'il y a d'autres chefs à porter éventuellement on le fera dès que possible», a conclu la procureure de la Couronne.

Des jeunes ébranlés

La directrice de l'école Paul-Hubert, Anny Jean, a indiqué que des ressources ont été mobilisées pour venir en aide aux jeunes qui le désiraient.
«Immédiatement, des élèves ont été pris en charge, des parents ont été avisés, un service de soutien leur a été offert. [...] Il y a des élèves qui ont manifesté des besoins, il y en a d'autres qu'on se doute que ça va arriver un peu plus tard et l'offre sera là», a-t-elle spécifié, indiquant que tout serait mis en œuvre pour que les élèves et le personnel se sentent en sécurité.

Selon la directrice, des ressources internes du Centre de service scolaire des Phares, ainsi que des ressources externes ont été mobilisées pour intervenir auprès des jeunes.

La directrice a indiqué qu'une rencontre entre la direction et le personnel aura lieu mardi soir.

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