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La maladie de Lyme l'a rendue invalide à 43 ans

Cathy Poulin, une femme de 43 ans aujourd’hui invalide en raison de la maladie de Lyme, a décrit les multiples symptômes dont elle souffre depuis qu’elle a contracté la maladie il y a cinq ans.

Ça attaque tous les systèmes de mon corps. Mes symptômes sont la fatigue, l'épuisement, les maux de tête. Je fais de l'acouphène, j'ai des douleurs musculaires intenses que rien ne soulage. J'ai aussi des palpitations cardiaques, je fais de la haute pression, a expliqué la résidente de Québec.

La femme, qui ne travaille plus, sort rarement de chez elle et passe près de 80 % de son temps allongée. Belle-maman de quatre enfants, elle tente de garder ses forces pour être en forme quand ils reviennent de l'école.
Une réalité difficile à encaisser pour celle qui était jadis active et qui adorait faire de la course à pied. La maladie a engendré une série de deuils pour elle et pour son conjoint.

«Il y a des affaires qu'on faisait ensemble et qu'on ne fait plus. C'est difficile. Je prends ça une journée à la fois. Mais je ne la lâcherai pas, ma Cathy», a affirmé David Riopel.

Un traitement débuté l'été dernier dans une clinique privée de l'Estrie avait enfin redonné espoir à Cathy Poulin. Les améliorations étaient perceptibles quelques semaines seulement après le début de la prise des antibiotiques.

«J'ai vu les changements... Noël dernier, c'était mon plus beau Noël depuis les cinq dernières années, a expliqué Cathy, les larmes aux yeux.

L'optimisme fut de courte durée. Après huit mois de traitements, son médecin a pris sa retraite. Cathy n'a plus d'antibiotiques depuis un mois. Certains symptômes sont revenus, d'autres sont apparus ou encore se sont aggravés, laissant la femme et son conjoint découragés.

Mme Poulin a été référée au Dr Amir Kadhir qui est l'un des seuls infectiologues-microbiologistes toujours actifs au Québec, mais il semble que l'attente pour une consultation se compte en années. Cathy Poulin ne voit d'autre choix que de se tourner vers un traitement aux États-Unis, dont le premier rendez-vous à lui seul coûtera 10 000 $.
Bien que son conjoint David ait lancé une campagne de sociofinancement pour aider à défrayer les coûts d'un tel traitement, elle éprouve une grande déception envers le système de santé du Québec.

«Je me sens délaissée, je me sens frustrée, désemparée. Je suis obligée d'aller me faire traiter dans un autre pays. Dans une autre langue. Pour moi, c'est illogique.»

Elle presse le gouvernement Legault d'écouter les besoins réels des personnes souffrant de la maladie de Lyme.

Une campagne de sociofinancement a été lancée pour l'aider à diminuer la pression financière qui repose sur le couple.

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