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Accusé d’homicide 27 ans plus tard: un soulagement pour la fille de la victime

L’arrestation d’un homme pour l’homicide d’une Montréalaise qui était portée disparue depuis 27 ans a mis un petit baume sur le cœur de la fille de la victime, qui a maintenant espoir d’obtenir justice pour sa mère tuée.

«Je suis tellement soulagée... J’ai grandi sans savoir où elle était, c’était dévastateur», a commenté Sabrina Ferguson, ce vendredi, au palais de justice de Montréal.

Juste avant, Serge Audette, 69 ans, était formellement accusé de l’homicide involontaire de Patricia Ferguson, qui serait survenu en 1996. Il comparaissait par visioconférence du pénitencier Archambault, à Sainte-Anne-des-Plaines.

«Quand j’ai vu son visage, ç’a été un choc», a dit Sabrina Ferguson, qui n’avait que 11 mois quand sa mère avait été portée disparue dans le secteur Pointe-aux-Trembles.

C’est que le 6 juin 1996, Patricia Ferguson, alors âgée de 23 ans, était allée coucher chez une amie. Or, en pleine nuit, elle aurait quitté le logement en laissant une note disant qu’elle allait déjeuner, selon l’avis de recherche de la police de Montréal.

Sauf que la jeune femme n’a plus jamais été revue.

«Maintenant, je sais qu’elle voulait revenir, mais qu’elle ne pouvait pas», a indiqué la fille de la victime.

L’accusé identifié

Or, si la police a d’abord cru à une disparition, elle est maintenant convaincue que la femme a été victime d’un homicide commis par Serge Audette. Le nom de l’accusé a toutefois failli rester secret puisque lors de la comparution ce vendredi, son avocate Me Kristina Markovic a demandé et obtenu une ordonnance de non-publication interdisant d’identifier l’accusé et même la victime. 

Le Journal ainsi que d’autres médias ont toutefois contesté avec succès cette ordonnance en plaidant le droit du public à l’information, si bien qu’Audette peut maintenant être nommé.

D’autres ordonnances de non-publication sont toutefois en place temporairement. Elles seront débattues d’ici deux semaines, devant la juge Anne-Marie Lanctôt de la Cour du Québec, quand l’accusé reviendra à la cour.

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