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Huot accepte de perdre cinq complexes locatifs

Le propriétaire du Groupe Huot se range derrière le projet des millionnaires de Québec qui souhaitent liquider cinq de ses complexes immobiliers

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PHOTO D'ARCHIVES, DIDIER DEBUSSCHÈRE

Le promoteur immobilier Stéphan Huot accepte de perdre cinq de ses complexes locatifs pour rembourser ses créanciers, mais les banques pourraient toutefois contrecarrer ce plan initié par le groupe des millionnaires de Québec.

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Les millionnaires de Québec, qui multiplient les efforts afin de sauver les sommes colossales qu’ils ont prêtées au Groupe Huot, ont présenté leurs requêtes à la juge Marie-Paule Gagnon, mardi, au palais de justice de Québec.

Représenté par Me William Noonan, ce groupe réclame la nomination d’un séquestre afin de pouvoir solliciter rapidement des acheteurs potentiels pour les immeubles composant Les 7 Éléments, Les Diplomates, La Cité M, Les Façades du Mesnil et le Centre d’affaires Les Méandres. Il s’agit au total de 1600 logements.

Documents en main, Me Noonan a signifié au tribunal que Stéphan Huot – qui brillait par son absence – avait acquiescé aux conclusions des requêtes déposées, et ce, dans leur totalité. Si ces requêtes devaient être accueillies par le tribunal, le promoteur immobilier serait entièrement dépossédé de ces immeubles, qui seront appelés à être vendus, a souligné l’avocat. 

Réserves

Présentes en grand nombre lors de l’audience, les institutions qui ont prêté des centaines de millions de dollars pour ces projets locatifs ont toutefois exprimé des réserves face à ce projet.

La Financière CMLS, qui détient des hypothèques sur quatre phases des 7 Éléments, s’y oppose quant à elle fermement. L’institution, qui souhaite «prendre en charge» sa situation, a d’ailleurs mandaté la semaine dernière la firme ImmoStar pour percevoir les loyers des immeubles qu’elle a financés. 

La CIBC a quant à elle affirmer qu’il pourrait être utile que les créanciers de premier rang discutent entre eux, plutôt que de laisser «les créanciers de 3e rang mener la parade», en faisant référence à l’initiative des millionnaires de Québec.

Une affirmation qui a fait sursauter Me Noonan, qui rappelle que depuis le début de la débâcle du Groupe Huot, ce groupe a créé un «rescue fund» de 50 M$ pour éviter la faillite du conglomérat et assurer la poursuite des activités.

«Ils mettent de l’argent à tous les jours. Ils en ont mis hier, ils vont en mettre demain [...] Il faut décider la semaine prochaine si on fait le service de paie ou non aux employés. C’est 250 000$, aux deux semaines!», a pesté l’avocat. 

Plusieurs créanciers ont signifié leur ambivalence à prendre position dans cette affaire, puisque les requêtes n’ont été transmises qu’en fin de journée, lundi. Face à la situation, la juge Gagnon a reporté le dossier à la semaine prochaine.

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