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Saguenay: Brandt Tractor doit cesser d’utiliser des briseurs de grève

Le tribunal administratif du travail ordonne à l'entreprise Brandt Tractor de cesser l'utilisation de briseurs de grève.

Cela fait plus de deux mois que les employés de la succursale de Chicoutimi sont en grève et, malgré ce conflit de travail, les activités étaient maintenues.

L'entreprise Brandt Tractor faisait appel à des employés de l'extérieur de la région pour que ses activités à sa succursale de Chicoutimi se poursuivent malgré la grève.

C'est ce qu'on apprend dans la décision du tribunal administratif du travail rendue vendredi dernier.

«Ce sont des travailleurs qui viennent de Laval, Baie-Comeau, d'autres succursales de Brandt. Ils viennent effectuer le travail qui normalement est effectué à 100% par deux de nos travailleurs ici», a expliqué le conseiller pour le syndicat national des employés de garage du Québec, Martin Lévesque.

Malgré l'ordonnance émise par la cour de cesser l'utilisation de briseurs de grève, des camions de l'entreprise auraient été aperçus, lundi, dans la région.

«On a vu des activités hier. Il y a un camion qui n'était pas des nôtres qui se promenaient dans la région. Si le passé est garant de l'avenir, on peut douter qu'ils respectent [l’ordonnance]. Je dis ça sous toute réserve. Victoire après victoire on se demande un jour quand ils vont respecter les ordonnances des juges, parce que là on s'en va même en outrage au tribunal », a-t-il dit.

Le syndicat, une priorité

Les dix employés de l'établissement de Chicoutimi sont les seuls à être syndiqués et ils veulent le rester.

«La compagnie, je pense qu'elle ne veut plus de syndicat. C'est ce qu'elle dit souvent aux travailleurs», a mentionné M. Lévesque.

«Depuis que c'est Brandt, il y a eu des changements drastiques. Dans toutes les autres succursales, il y a plein de gens qui sont partis d'eux-mêmes parce qu'ils n'avaient pas le même traitement. C'est pour ça qu'on veut garder notre syndicat et être solidaires envers tous les acquis qu'on a réussi à avoir. On ne veut pas les perdre», a poursuivi Carl Gaudreault, employé de l’entreprise depuis 32 ans et représentant syndical.

Appel à la solidarité

Au cours des prochaines heures, le syndicat fera parvenir une lettre aux élus et commerçants de la région pour les sensibiliser à leur réalité.

«J'appelle à la solidarité régionale de tout le monde, a lancé M. Gaudreault. Si on arrête d'utiliser des travailleurs de remplacement et qu'on se plie à l'ordonnance des juges, le conflit va probablement rapidement se terminer. C’est ce qu'on souhaite de toute façon.»

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