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Francophonie

Denis Coderre lance des flèches à Valérie Plante

Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

L’ancien maire de Montréal Denis Coderre a décoché quelques flèches à celle qui lui a succédé à la tête de la métropole, après que Valérie Plante eut reconnu avoir fait une erreur en s’adressant uniquement en anglais à un parterre d’investisseurs plus tôt cette semaine.

Selon M. Coderre, «Montréal est une métropole francophone avec une magnifique diversité et une communauté anglophone vibrante. Montréal c'est Molière qui rencontre Shakespeare. C'est la capitale du "Vivre ensemble"», a-t-il écrit mercredi sur Facebook.

 

 

«Je me suis toujours battu pour le fait français au Canada comme chez-nous tout en respectant et en parlant plusieurs langues dont l'anglais. Être fier Montréalais, c'est aussi être fier de sa langue et le démontrer», a-t-il indiqué, dans une attaque contre la chef de Projet Montréal.

Mardi, la mairesse Plante s’est exprimée seulement en anglais – exception faite d’un simple «Bon matin à tous à toutes» en début de discours et d’un «Merci» en conclusion –, alors que Montréal annonçait l’arrivée de trois entreprises britanniques spécialisées dans l’intelligence artificielle, un créneau en pleine croissance dans la métropole québécoise. QuantumBlack, WinningMinds et BIOS vont ouvrir des bureaux à Montréal et créer 130 emplois.

Au terme de son allocution, elle a paru irritée quand le journaliste du «Journal de Montréal» lui a demandé quel message elle envoyait en parlant seulement en anglais, alors que le Canada français se bat contre les coupes du gouvernement conservateur de Doug Ford, en Ontario, qui a sabré dans les services aux 600 000 francophones de sa province.

Mme Plante a finalement corrigé le tir devant le tollé provoqué par son discours en anglais, en admettant avoir commis une erreur et en prétextant être «sortie de son texte».

Denis Coderre, qui a été député fédéral avant d’être maire pendant un seul mandat à Montréal, dit qu’il se fait «un devoir» quand il prononce des allocutions, au Canada comme à l’international, de s’«assurer que ce cachet, cette plus-value, l'essence même de notre magnifique métropole se [reflètent] dans mes propos».

«Que l'on soit Montréalais, Québécois ou Canadien-Français (ou les 3) rien n'empêche d'exprimer en tout temps sa fierté de parler français et de s'exprimer dans cette langue soit en privé ou dans les événements officiels. Je suis conscient qu'avec mes anciennes responsabilités tant sur le plan canadien que montréalais ce n'est pas seulement la personne qui s'exprime, mais la fonction que j'ai [représentée]. C'est une question de sensibilité et de respect tant pour l'institution que pour ma propre identité et mes valeurs», a-t-il écrit.

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