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Décès du journaliste Guy Roy

En demandant l’aide médicale à mourir, l’ancien journaliste Guy Roy, qui souffre de fibrose pulmonaire, une maladie dégénérative, a fait un cadeau à ses proches qui n’auront pas à le voir dépérir, croit sa fille Nathalie Roy.  

«C’est un cadeau qu’il nous fait. Parce que de voir quelqu’un qui a été si en vie, et qui l’est encore à ce moment-ci, de le voir dépérir, on ne veut pas ça», a-t-elle insisté, en direct sur QUB Radio, quelques heures avant de faire ses derniers adieux à son père.  

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C’est mardi après-midi, à 14h, que Guy Roy recevait l’aide médicale à mourir, entouré de ses proches.  

«C’est sûr qu’on ne veut pas le perdre, honnêtement. Aujourd’hui, c’est la journée la plus difficile. Mais en même temps, respect, c’est son choix. On se doit de l’accompagner là-dedans», a poursuivi la fille de l'ancien journaliste qui a couvert les faits divers au Journal.  

Avant de mourir, Guy Roy partageait un dernier diner entouré d’une vingtaine de ses proches. Puis, vers 13h30, sa famille immédiate l’accompagnait dans une petite chambre.  

«À 13h55, le docteur va demander à mon père s’il veut toujours recevoir l’aide médicale à mourir, a expliqué Mme Roy, en entrevue avec Benoit Dutrizac. Et ensuite, il y a des injections. Il va y avoir cinq injections et il va partir tout tranquillement. On va lui tenir la main.»  

«En principe, il n’y a aucune souffrance», a souligné le conjoint de Mme Roy, Yves Thériault.  

Un soulagement  

C’est en septembre dernier que Guy Roy a appris à ses proches qu’il avait choisi janvier pour les quitter.  

«Nous quitter. Parce que c’est ça. C’est nous quitter qui est le plus difficile pour lui, explique Nathalie Roy. De quitter son corps malade, c’est un soulagement. Et ça va l’être pour nous aussi. Parce que tu ne veux pas voir quelqu’un souffrir comme ça.»  

«On se doit de se placer à sa place. Parce que si on se place à notre place, on n’y arrive pas. On a trop de peine», a-t-elle poursuivi.  

«Je l’admire pour son courage. Parce que, vraiment, il est très serein avec sa décision. Lui, il est en paix. Et nous, si on veut passer à travers cette journée-là, il faut se mettre à sa place. C’est lui qui souffre et c’est lui qui serait mort dans des souffrances atroces et qui aurait perdu sa dignité à la fin», a renchéri son gendre, Yves Thériault.   

 

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