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Reprise des hostilités chez les cols bleus

Yves Poirier | TVA Nouvelles

En tutelle depuis près de deux ans, le syndicat des cols bleus de Montréal se prépare à tourner la page dans un contexte tendu. 

Selon nos informations, l’ex-président du local 301, Jean Lapierre, tout comme ses confrères retraités du syndicat, ne pourra pas participer aux sept assemblées syndicales prévues à la fin du mois ainsi qu’au début février. 

Dans le cadre de ces assemblées, les membres seront appelés à voter sur les nouveaux statuts et règlements proposés par le Syndicat canadien de la fonction publique. 

Selon nos sources, le fait d’exclure les retraités cols bleus des assemblées vise à redonner le pouvoir aux membres et ainsi réduire de façon significative l'influence de M. Lapierre et de ses alliés. 

En d’autres mots, on voudrait rompre avec le passé et oublier aussi le passage de Chantal Racette comme présidente du syndicat avant la tutelle qui a toujours nié avoir été manipulée par Jean Lapierre. 

Il est fort possible que des tensions surviennent d'ici là ou plus certainement lors de ces assemblées à la fin du mois. 

Les retraités n’ont pas dit leur dernier mot 

Selon nos informations, les retraités cols bleus n’ont pas dit leur dernier mot. Le fait des exclure des assemblées à venir serait illégal et cela pourrait faire très bientôt l’objet d’un débat devant le tribunal. 

Enfin, il y aurait présentement six ou sept factions politiques qui se sont créées au sein du syndicat des cols bleus depuis la mise sous tutelle. Lundi soir dernier, ces groupes politiques se sont réunis pour faire front commun et exiger au SCFP qu’une seule et unique assemblée générale se tiennent à la fin du mois et non sept assemblées, tel que prévu. 

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